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Tanger-Métropole Où en est-on à fin 2017 ?

Tanger-Métropole  Où en est-on à fin 2017 ?

Le 01-01-2018 à 10:45:46

Tanger, pôle économique, est réinventé. Tanger, la culturelle, reprend sons et couleurs. Tanger, l’historique restaure ses remparts. Tanger, la portuaire s’ouvre sur le monde. Tanger, la balnéaire, repense sa corniche. Tanger, l’encombrée, retrace ses artères. Tanger, la touristique reconquiert ses visiteurs. Tanger, la triste, retrouve sa gaieté.
Depuis 10 ans, la ville du détroit renaît de ses cendres, se métamorphose, se développe, s’épanouit et se lance dans l’avenir avec, entre autres, son méga-programme Tanger-Métropole, lancé par le Roi Mohammed VI le 26 septembre 2013, avec ses 7,6 milliards de dirhams d'investissements, dont 2 milliards de dirhams pour les seuls aménagements maritimes.
Ce projet succède aux précédents dont le désormais mondial port Tanger Med; les multiples zones franches et industrielles ; la reconversion du port Tanger-ville ou encre le très futur TGV.
Tanger est méconnaissable pour le visiteur d’il y a à peine 5 ans. C’est que les choses vont vite.

Le méga-programme de développement multisectoriel «Tanger-Métropole» permet d’abord à la ville du détroit le désengorgement de la circulation urbaine grâce à de nombreux réaménagements des axes routiers, à l’élargissement des chaussées et à la construction de nouveaux accès dont huit trémies, cinq déjà en service à la Place de la Ligue arabe (Riad Tétouan), et sur la route de Rabat au niveau du rond-point de Bénimakada ; et à proximité de la centrale laitière et du supermarché Majane. Le cinquième ouvrage se situe à l’intersection de l’avenue Sidi Mohamed Ben Abdellah et la rue de Fès. Trois autres trémies naîtront prochainement, l’une, considérée comme la plus grande, au niveau du rond-point du Maghreb arabe et deux autres à Mesnana, sur l’avenue Moulay Rachid,


Ces infrastructures viennent résoudre le problème des embouteillages très fréquents aux heures de pointe. Elles contribuent aussi à la réduction du temps de parcours sur nombreux trajets et au décongestionnement de la circulation dans les points sensibles du centre-ville.

Puis, la corniche, entièrement dégagée des anciens commerces de loisir qui masquaient la belle vue sur mer, rénovée, élargie et modernisée au grand bonheur des promeneurs et des estivants, a été choisie pour l’aménagement de 12 parkings souterrains vitrés et transparents avec une capacité totale de 3.000 véhicules.

Deux autres parkings similaires sont créés à la place des Nations et sur la rue de Belgique, non loin de la mosquée Mohammed V.

Ces réalisations dont l’objectif est de faire face aux problématiques de stationnement des véhicules au centre-ville, sont en conformité avec l’ambiance animée que connaît la ville tout au long de l’année et particulièrement pendant la saison estivale, avec l’arrivée en masse de nos visiteurs et nos MRE (Marocains résidents à l’étranger).
Vient ensuite le port de Tanger -ville en pleine effervescence de reconversion.


En fait, pour le visiteur de ce port, il n’y aurait rien de bien visible comme changement, en dehors de la mosquée rénovée et de Tanja Marina Bay International qui offre ses 1400 anneaux en face de l’hôtel Rif.

L’ouverture prochaine de cette Marina, la première urbaine du royaume, va certainement offrir une nouvelle dimension à la ville du détroit et la positionner en tant que destination phare du tourisme de croisière et de plaisance à l’échelle de la Méditerranée. Elle disposera de l’une des meilleures offres de services aux plaisanciers.
En réalité, tous les ingrédients sont réunis pour assurer à la ville du détroit un bon emplacement sur le marché touristique. La ville de Tanger pourra se hisser au rang des plus grandes villes touristiques.

Si le nouveau port de plaisance devrait être incessamment livré et accessible au grand public, la programmation des travaux de reconversion exige beaucoup plus de temps… et d’argent.

Portant sur une surface globale de 84 hectares de terre-pleins ce projet vise à reconvertir le site en un port de plaisance et de croisière, et à renforcer le positionnement touristique et culturel de la ville de Tanger dans le strict respect de l’environnement.

La reconversion du projet nécessite un coût d’investissement global d’environ 6,5 milliards de dirhams réparti entre la composante portuaire qui nécessite 2,5 MMDH et la composante urbaine avec 4 MMDH .


Le projet s’articule autour de deux dimensions : la première portuaire qui est axée sur la croisière, la plaisance, le fast-ferry, et la deuxième concentrée sur le port qui a pour ambition de s’ouvrir complètement sur la ville et de lui offrir ses meilleurs espaces pour ériger des équipements culturels et touristiques, des places publiques, des espaces de commerce et d’animation ainsi qu’un pôle résidentiel et bureaux.

Il faut noter que la Société d’aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger Ville (SAPT) s’active doucement mais sûrement à achever son programme.

S’agissant de la croisière ce projet offrira des infrastructures importantes dédiées à l’accueil des plus grands paquebots de croisière au monde. Trois postes à quai seront dédies à cette activité dont le plus grand sera d’une longueur de 360 m. Le trafic visé est de 300.000 croisiéristes en 2020 et de 750.000 en 2025, sachant que Tanger dispose d’atouts majeurs pour le développement de cette activité : position géographique exceptionnelle à la croisée des itinéraires atlantiques et méditerranéens, histoire riche de la ville et de sa région et développement des infrastructures de communication avec le reste du Royaume. La proximité de la médina est également une grande opportunité pour encourager le tourisme culturel.

Les travaux d’infrastructures relatifs au nouveau port de plaisance ont été achevés. Ce projet prévoit l’aménagement de deux bassins de plaisance d’une capacité globale de 1.400 anneaux. Le port reconverti présentera une offre intégrée comprenant la réparation navale, l’hivernage, la vente de bateaux de plaisance ainsi que des écoles nautiques (voile, pilotage de yachts, etc.).

Visant à positionner la ville du détroit en tant que destination phare du tourisme de croisière et de plaisance à l’échelle de la Méditerranée ce projet offrira aux plaisanciers les meilleures offres de services avec une capacité de 1.400 anneaux.
D’autre part, alors que le précédent port de pêche n’offrait que 710 mètres linéaires de quais, 4,5 hectares de terre-pleins et 6 hectares de bassin et que sa capacité est depuis longtemps dépassée par la demande, freinant ainsi le développement du secteur, les travaux du nouveau port de pêche sont achevés, totalisant un investissement de 1.175 millions de dirhams.

Sa construction a pour objectifs d’assurer une reconversion optimale de la zone portuaire et améliorer les conditions de travail des professionnels de la pêche en leur offrant une zone de réparation navale pour les unités de pêche artisanale, côtière et hauturière, dotée d’équipements pour la mise à sec et la mise à flot ainsi que d’ateliers spécialisés dans le carénage et les travaux de chaudronnerie, d’électromécanique et d’électronique. Sur le même site, on relèvera des installations modernes répondant aux besoins des investissements et à la création d’emploi dans le secteur de la pêche.

Toujours parmi les projets programmés dans le cadre de la reconversion du port de Tanger vill,e on est arrivé à la phase prévoyant la réalisation d’une ligne de téléphérique reliant le futur complexe touristique portuaire à la Kasbah d’une part, et au centre-ville d’autre part. Un protocole d’accord pour la réalisation de ce projet a été signé entre la Société d’aménagement du port, SAPT, et le groupe français « Poma / PGI », pour un investissement de 250 millions de dirhams.

Le choix d’un moyen de transport de ce type n’est pas anodin ; il s’inscrit dans une politique environnementale développée par le Maroc ces dernières années. Tanger est une entité économique et commerciale d’importance, mais c’est aussi une ville de culture et d’art de vivre qui sait faire les choix du développement durable dans l’intérêt de sa population et ses visiteurs.

En dehors de ces chantiers impressionnants, d’autres moins visibles ont vu le jour ou sont programmés dans différents quartiers de la ville, touchant les secteurs économique, social, sanitaire, culturel, artistique ou sportif, à l’instar de la reconversion de la décharge publique en parc paysager visant à améliorer le cadre de vie de la population locale et à accompagner le développement démographique de la zone, dont une grande partie a récemment intégré le périmètre urbain ; le marché de proximité «Beni Makada» dont la première tranche a été inaugurée par le Roi Mohammed VI, ayant un grand impact sur les catégories ciblées ainsi que sur la population de ce quartier, étant donné qu'il contribue, d'une part, à l'amélioration des conditions de travail des commerçants, à la promotion de la sédentarisation des marchands ambulants et à l'amélioration de la qualité et de la sécurité sanitaire des produits alimentaires destinés à la vente, et d'autre part à l'amélioration de l'attractivité du paysage urbain, la Cité des sports s’étalant sur une soixantaine d’hectares et regroupant plusieurs terrains de sport allant du tennis et de la pétanque au football, en plus d’un hôtel et d’un centre commercial dédié au sport, dans ce qui semble une suite au grand stade de Tanger, lancé il y a quelques années ; le déplacement du marché de gros et celui prochain de la gare routière devant être située au sud de la ville, dans le quartier de Harrarine et dotée d’un budget de 53 millions de dirhams. Elle prendra place sur une parcelle de 4,6 hectares avec 50 quais pour autocars, un parking pour taxis et pour visiteurs ainsi que des espaces d’accueil. Cette délocalisation permettra de réduire la pression sur les actuelles entrées de la ville de Tanger, via la route de Rabat et la route de Tétouan et surtout d’éviter l’engorgement du rond-point de la Ligue arabe (Riad Tétouan) sur lequel donne directement l’actuelle gare.


Citons aussi les diverses réalisation en matière de santé, d’éducation ou de social ou à caractère religieux, dont plusieurs fonctionnent déjà.

Le financement de ces gigantesques projets inscrits dans le Méga-programme Tanger Métropole se répartit comme suit : autorité délégante : 2 milliards de dirhams ; commune urbaine de Tanger: 1,3 milliard de dirhams ; ministère de l’Intérieur: 1,2 milliard de dirhams ; ministère de l’Habitat: 860 millions de dirhams ; ministère des Finances: 600 millions de dirhams ; ministère de l’Equipement: 325 millions de dirhams ; ministère de la Jeunesse et des Sports: 300 millions de dirhams ; ministère de l’Education nationale: 250 millions de dirhams ; ministère de l’Energie: 156 millions de dirhams ; ministère de la Santé: 132 millions de dirhams ; ministère des Habous et Affaires islamiques: 130 millions de dirhams ; SAPT: 70 millions de dirhams ; ONCF: 60 millions de dirhams ; ADM: 60 millions de dirhams ; Culture: 40 millions de dirhams ; ministère du Commerce: 15 millions de dirhams ; Eaux et forêts: 5 millions de dirhams et bénéficiaires: 160 millions de dirhams.

En dehors du volet financement, il y a le côté technique qui nécessite volonté, vigilance et capacités professionnelles. Nous avons toujours pensé et répété que le wali de la région Tanger-Tétouan- al Hoceima, Mohamed Yacoubi, réunit toutes ces qualité qui contribuent à la réussite de toutes ces réalisations..
PH : DR

Par : le Dr Abdelhak BAKHAT





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