News Youssef Tamli expose à la galerie Siniya 28 à Marrakech
(Catégorie Art & Culture)
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الاثنين 25 سبتمبر 2017 - 15:10:00

Le 25-09-2017 à 15:15:49
Dans son œuvre intitulée «Journal de Tanger», Tamli fait des expériences avec le collage, incorporant le nom du journal homonyme et usant d'une technique figurative exécutée avec une palette où domine le bleu, avec des touches de mauve et d'ocre brun.

L’artiste-peintre Tangérois, Youssef Tamli, s’apprête à exposer ses œuvres à la galerie Siniya 28 à Marrakech.

La cérémonie de vernissage aura lieu le 30 septembre courant à 18 heures et les œuvres resteront accrochées jusqu’au 30 novembre prochain.

Ce jeune artiste autodidacte, né en 1974 à Tanger, utilise une palette néo-fauve et emploie des couleurs primaires d’une manière quasi primitive. Ses œuvres figuratives nous invitent à les regarder sous les différents niveaux culturels et intellectuels. Il peint des femmes, des hommes, des enfants, des scènes domestiques et intérieures et objets décoratifs, en devenant ici cubiste, là expressionniste, s’aventurant dans l’abstraction, dérivant au gré de son propre talent plutôt que de s’inspirer de celui des autres. Il ne s’enferme pas dans un style d’école de peinture particulier. Sa technique, comme la vie culturelle de sa ville natale, a été enrichie par d’innombrables influences artistiques et intellectuelles, et pourtant, elle reste ignorante des compromis, distinctive et résolument individuelle.


Lors d’une précédente exposition des œuvres de Youssef Tamli, à la galerie d'art Lauwrence-Arnott à Tanger, le nombreux public était subjugué par les différents niveaux culturels et intellectuels qui distinguent ce jeune artiste, utilisant une attrayante palette aux couleurs primaires d'une manière quasi primitive.

Les peintures de youssef Tamli sont aussi distinctives par le style et d'un aussi bon niveau artistique que celles de n'importe quel artiste établi et apprécié depuis longtemps. Sa vision artistique, sa versatilité et sa verve l'annoncent comme l'un des jeunes artistes émergeants les plus significatifs de sa génération.

Tanger qui nous a donné quelques-uns des plus grands artistes marocains autodidactes, et parmi eux R'Bati, El Yacoubi, Hamri, M'Rabet et Lkhattaf, nous présente cette fois Youssef Tamli qui a connu Hamri et Drissi, et s'est frotté aux plus grands artistes marocains et expatriés depuis son adolescence. Il a très certainement appris d'eux davantage sur son métier, par osmose, qu'il eût pu en apprendre en s'enrôlant comme étudiant dans une école des Beaux-Arts.

Dans «Femmes Jeunes», Tamli réinterprète, sans le savoir, et combine des éléments dérivés du chef-d'œuvre de Goya (1746-1828) « Reine à la mantille» et du « Manola Puntillista» de Picasso (1881-1973), distillant l'essence même de chacun, en imposant sa propre intégrité artistique sur ces parties disparates.

Dans «Joie du Mouloud», Tamli joue de la perspective et de sa palette. Le minaret qui domine l'arrière-plan recentre une peinture où se déchaînent la danse et des silhouettes qui escaladent des pavillons maures, des murailles de la kasbah, des fenêtres arabes et des lampes suspendues. Le tableau vibre de couleurs non complémentaires tout en restant harmonieux dans son entier.
C'est l'œuvre d'un artiste mature qui refuse d'être l'esclave des conventions liées aux couleurs. «Deux personnages» est, à coup sûr, un travail qui relève un plus grand défi, un rayon-X de l'Homme abstrait et spirituel, une exploration d'organes sans formes, une recherche frénétique d'un sens dominée par une menaçante inarticulation.

Dans «Journal de Tanger», Tamli fait des expériences avec le collage, incorporant le nom du journal homonyme et usant d'une technique figurative exécutée avec une palette où domine le bleu, avec des touches de mauve et d'ocre brun.

Dans «Sans titre», il emploie la même technique, mais avec une palette radicalement différente, un sens magistral de la composition, une expertise du dessin et un sens de l'humour qui rappelle les meilleurs tableaux de son ami feu Mohamed Drissi.

La simple envergure du travail de Youssef Tamli est impressionnante. Il n'est pas le disciple asservi d'un style d'école de peinture particulier, sa technique, comme la vie culturelle de sa ville natale, Tanger.


PH : DR


Le Journal De Tanger



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