News Qui succédera à Benkirane ?
(Catégorie Politique)
Posté par Administrateur
السبت 18 مارس 2017 - 09:32:53

Le 18-03-2017 à 09:32:53
Après plus de cinq mois sans gouvernement et devant l’impossibilité pour Abdelilah Benkirane d’en former un, le Roi Mohammed VI a décidé, dans une démarche pleinement démocratique, de faire appel à une autre personnalité au sein du Parti de la Justice et du développement (PJD).

Aucun nom n’a encore filtré, mais selon la logique hiérarchique du parti de la Lampe arrivé premier aux législatives du 7 octobre 2016, avec 125 sièges, et à moins que Souverain désigne une autre personnalité au sein du PJD, deux noms émergent selon la logique hiérarchique du parti de la Lampe arrivé premier aux législatives du 7 octobre 2016, avec 125 sièges. Ainsi, l’une des deux personnalités suivantes du parti islamiste pourrait être désignée pour la formation du futur gouvernement : Saâdeddine El Othmani ou Mustapha Ramid,

Saâdeddine El Othmani, a déjà occupé les fonctions de ministre des Affaires Etrangères dans le premier gouvernement Benkirane avant d’être remplacé par Salaheddine Mezouar. Ce psychiatre de formation est connu pour le sens du compromis et du dialogue et sa place au sein du PJD pourrait lui permettre d’accéder à ce poste.

Mustapha Ramid, quant à lui, ministre sortant de la Justice, pourrait être le prochain chef de gouvernement. Qualifiant lui-même son bilan au sein de son ministère de très positif, Mustapha Ramid pourrait être désigné, mais sa position tranchée notamment sur des questions sociales pourrait jouer en sa défaveur.
A un certain moment, on a même pensé à Aziz Rabbah, également pressenti pour devenir le prochain chef de gouvernement, mais, cet ancien ministre de l’Équipement et du Transport dans le gouvernement sortant, fait partie du courant contestataire au sein de la formation islamiste. A plusieurs reprises, il avait été rappelé à l’ordre pour ne pas avoir respecté la ligne tracée par le parti. Ses rapports avec Abdelilah Benkirane sont réputés assez difficiles.

Qui donc d’El Othmani ou Ramid, deviendra le prochain Chef du gouvernement ? A moins que le Roi Mohammed VI désigne une autre personnalité au sein du PJD, ces deux noms émergent selon la logique hiérarchique du parti de la Lampe arrivé premier aux législatives du 7 octobre 2016, avec 125 sièges.
Le parti de la justice et du développement (PJD) qui a accepté sereinement la décision royale de décharger Abdelilah Benkirane de la fonction de chef de gouvernement, se réunira ce samedi 18 mars afin de débattre de cette nouvelle situation.

Le "moment est délicat" mais le "climat reste serein". C'est partiellement en ces termes que le désormais ex-chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, a décrit la situation lors de la première prise de parole du parti de la Lampe, jeudi 16 mars à 15 heures, au lendemain de l'annonce royale.

Lors d’une cette conférence de presse, relayée sur la page Facebook du PJD, Abdelilah Benkirane a notamment précisé que les militants du parti ont été secoués par l'annonce mais qu'ils convenaient ensemble de réagir positivement à la décision royale. Un communiqué officiel sera publié très prochainement.

La veille, sur la route de Casablanca où il avait été appelé en cette fin d’après-midi de mercredi 15 mars, Abdelilah Benkirane avait compris. Sa carrière de chef de gouvernement désigné allait prendre fin, au plus tard dans quelques heures. Il n’a pas réussi à former un gouvernement. Cinq mois de négociations qui se sont transformées en tergiversations puis en pourrissement ont eu raison de sa capacité à conduire un Exécutif. L’USFP l’a-t-il « tuer » ? Comme se le demande non sans ironie un ténor de la majorité sortante.

Sur le chemin du retour, alors que la berline gouvernementale roulait sur l’autoroute en direction de Rabat, le chef de gouvernement désormais démis de ses fonctions par le Roi, garde sa sérénité. C’est en tout cas ce que croit déceler un de ses proches qui l’a eu téléphone. « Il semblait comme soulagé, comme s’il était débarrassé d’un fardeau », affirme l’intéressé.

D’ailleurs, depuis lundi 13 mars déjà, le carré de proches de M. Benkirane savait que la fin était imminente. 48 heures durant, et jusqu’à mardi, ils ont fait le pressing et multiplié les rencontres au domicile du secrétaire général du PJD pour lui faire changer d’avis et, en clair, lui faire accepter l’idée d’une USFP au sein du gouvernement. « On se heurtait à un mur. Le chef de gouvernement a fini par admettre que psychologiquement cela lui était impossible. Et là, on a compris que c’en était fini, qu’il n’attendait plus que sa destitution, » témoigne l’une de ces personnalités faisant partie de ceux qui voulaient le convaincre d’accepter les ittihadis pour débloquer la situation.

Très vite, le plan B a été évoqué, avant même qu’Abdelilah Benkirane ne soit officiellement informé que le Roi « a décidé de charger une autre personnalité du même parti afin de former le prochain gouvernement » et ce « en vertu des prérogatives qui lui sont conférées par la Constitution ». « L’expérience doit se poursuivre. Les islamistes du PJD ne sont pas en rupture de ban. Ils ont choisi les institutions. Il faut sauver ces dix années de construction qui ont permis la mue du PJD ». C’est à peu près le discours qui a été tenu à Benkirane par ses proches, 24 heures avant sa destitution. En d’autres termes, Abdelilah Benkirane démis se devait d’adouber son successeur qui serait chargé de former un nouveau gouvernement. « Il devrait s’adresser à ses pairs du secrétariat national et leur dire que la solution énoncée dans le communiqué du cabinet royal est la solution qu’il souhaite. Cela calmerait les troupes », explique ce fidèle parmi les fidèles de Si Abdelilah.

Les pressentis pour succéder à Abdelilah Benkirane, Saadeddine El Otmani et Mostafa Ramid, se tiennent prêts, y compris à gouverner avec les ittihadis, ceux-là même qui ont fait tomber Abdelilah Benkirane..

Le Journal De Tanger



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