News Akhannouch à Benkirane : « Je serai chef de gouvernement en 2021 »
(Catégorie Politique)
Posté par Administrateur
الاثنين 06 مارس 2017 - 17:03:34

Le 06-03-2017 à 17:03:34
Le cinquième mois des négociations pour la formation du gouvernement tire à sa fin, sans que le moindre signe de déblocage réel ne se profile à l’horizon. Cette situation a fait, durant toutes ces dernières semaines, les choux gras de la presse qui y est allée de ses révélations et éclairages sur les coulisses des tractations.


On rapporte ainsi qu’en pleine période de tensions entre le chef de gouvernement désigné Abdelilah Benkirane et le président du rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, Benkirane aurait fait part à son interlocuteur de son «intention de s’en remettre à l’arbitrage royal et d’informer le Souverain de sa volonté de partir puisqu'il n’a pas réussi à composer son gouvernement.

Benkirane aurait même invité Akhannouch à prendre sa place à la tête du prochain gouvernement ; ce à quoi Aziz Akhannouch aurait tranquillement répondu : «Non, merci, moi je serai chef de gouvernement en 2021 !!! ».
On révèle également que certaines pistes ont été étudiées pour tenter de dépasser la situation de blocage. Le président du RNI aurait, en effet, appelé l’USFP à proposer des noms de ministrables qui se présenteraient sous l’étiquette RNIiste, proposition refusée par Driss Lachgar, SG de l’USFP. Par ailleurs, le PJDiste Aziz Rebbah aurait demandé à Benkirane d'accepter l’USFP dans le gouvernement, proposition refusée par Benkirane.

Le SG du PPS et principal allié de Benkirane, Nabil Benabdellah, jouerait, pour sa part, un important rôle d’intermédiation entre le chef de gouvernement désigné et Akhanncouch.

On révèle, d’autre part, que des parlementaires, menés par le parti authenticité et modernité( PAM), font pression sur les présidents des deux Chambres pour invoquer l’article 42 de la Constitution qui stipule que «le Roi, chef de l’Etat, son représentant suprême, symbole de l’unité de la Nation, garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat et arbitre suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution et au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles…». L’équipe parlementaire du PAM a envoyé une lettre dans ce sens à la présidence du Parlement pour réclamer l’arbitrage royai, faisant porter à Benkirane la responsabilité de la situation, souligne que ce dernier « touche son salaire sans rien faire pour le pays, si ce n'est lui attirer des déconvenues par ses déclarations irréfléchies ».

En attendant, et en dépit de tout ce qui se dit et s’écrit, Benkirane s’accroche à son futur gouvernement et attend de pied ferme le retour de Aziz Akhanouch, en tournée africaine avec le Roi, pour rouvrir les discussions.

Quoique se réfugiant dans un mutisme révélateur de son inquiétude, le chef de gouvernement désigné reste relativement optimiste, balayant toute accusation faisant de lui le responsable du blocage et expliquant que "les vrais responsables du blocage sont plutôt ceux qui veulent s'imposer alors que leur parti n'a remporté que vingt sièges", allusion faite à l'USFP.

Du côté du RNI, l'entourage de Akhannouch reste lui aussi optimiste mais nullement pressé. "Le gouvernement prochain ne sera prêt que lors de la première semaine d'avril", a affirmé un membre du Bureau politique RNIste.

De nouvelles alternatives seraient dégagées :
La première offre à Benkirane la possibilité de former son gouvernement sans l'USFP, celui-ci avec ses vingt sièges est monté au Perchoir de la première chambre du parlement et c’est jugé suffisant. Ce cas de figure convient à Benkirane qui veut que l'USFP reste en position d'allié critique au gouvernement, mais sans portefeuille.

La seconde option invite Benkirane à former sa majorité en intégrant un ou deux cadres sympathisants socialistes, sans siéger sous l'étiquette de l'USFP.

La dernière solution consisterait à inviter Driss Lachgar et l'USFP à rester en dehors du gouvernement avec la promesse qu'un prochain remaniement ministériel permettant de les intégrer au sein d’une coalition.
On remarquera qu’aucune de ces trois équations ne fait état d’une quelconque démission du chef de gouvernement désigné..!

Ph : DR

Le Journal De Tanger



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