News Des investissements lourds pour redynamiser le Rif
(Catégorie Economie)
Posté par Administrateur
الاثنين 06 مارس 2017 - 11:50:22

Le 06-02-2017 à 12:11:48
15 milliards de dirhams ont été consentis dans la province d’El Hoceima. Il n’y a aucune autre ville du royaume qui ait eu droit à un tel traitement. Les habitants du Rif attendent avec impatience de voir terminé, entre autres,  le programme « Al Hoceima, Manarat El Moutawassit » ( Al Hoceima, phare de la Méditerranée ).
À Nador, la lagune naturelle de Marchica, autrefois une décharge à ciel ouvert, a été complètement dépolluée pour retrouver sa splendeur.

Le port Nord West Med (NWM) sera construit à une trentaine de km de la ville de Nador. Sa réalisation nécessitera 10 milliards de dirhams auxquels s’ajouteront les investissements de la superstructure, des équipements, des travaux et infrastructures hors sites. Le tout sera réalisé sur un site stratégiquement positionné par rapport aux principales routes maritimes, du trafic des conteneurs et produits pétroliers, qui connaissent annuellement le passage de plus de 100.000 navires.

En parallèle, la région du Nord bénéficie de 284 MDH pour 10 projets agricoles en 2017..

Depuis les années 2000, des dizaines de milliards de dirhams ont été consacrés au désenclavement et au développement de la région du nord du Maroc, rappelle notre confrère Jeune Afrique.

S’il y a un chantier qui symbolise la reconnexion du Rif au royaume, c’est bien la rocade méditerranéenne, un chantier titanesque qui a démarré au milieu des années 1990 et qui ne s’est achevé qu’en 2012.

Aujourd’hui, cette route qui relie Tanger à le cité balnéaire de Saïdia dans l’oriental, a ouvert l’accès à 200 km de côtes et raccordé, à 4 ports et à 7 sites touristiques, outre des villages de pêcheurs enfouis dans des criques paradisiaques de la région où l’on découvre des activités touristiques ascendantes grâce aux aménagements urbains qui ont suivi notamment à Oued Laou, Jebha et Stihat, accueillent, chaque été, de plus en plus de vacanciers.

Les élus du Rif espèrent réitérer cet effet d’entraînement avec l’achèvement de la route reliant El Hoceima à Taza, en chantier depuis 2011 et qui accuse un retard dans l’exécution, son délai d’achèvement, initialement fixé à 2015, ayant été repoussé de trois ans.

Les habitants de la région attendent avec impatience de voir terminé,
le programme « El Hoceima, Manarat El Moutawassit »
(El Hoceima phare de la Méditerranée) Photo : DR

Depuis les années 2000, des dizaines de milliards de dirhams ont été consacrés au désenclavement et au développement de la région du nord du Maroc, rappelle notre confrère Jeune Afrique.

S’il y a un chantier qui symbolise la reconnexion du Rif au royaume, c’est bien la rocade méditerranéenne, un chantier titanesque qui a démarré au milieu des années 1990 et qui ne s’est achevé qu’en 2012.
Aujourd’hui, cette route qui relie Tanger à le cité balnéaire de Saïdia dans l’oriental, a ouvert l’accès à 200 km de côtes et raccordé, à 4 ports et à 7 sites touristiques, outre des villages de pêcheurs enfouis dans des criques paradisiaques de la région où l’on découvre des activités touristiques ascendantes grâce aux aménagements urbains qui ont suivi notamment à Oued Laou, Jebha et Stihat, accueillent, chaque été, de plus en plus de vacanciers.

Les élus du Rif espèrent réitérer cet effet d’entraînement avec l’achèvement de la route reliant El Hoceima à Taza, en chantier depuis 2011 et qui accuse un retard dans l’exécution, son délai d’achèvement, initialement fixé à 2015, ayant été repoussé de trois ans.

Tout récemment, 15 milliards de dirhams ont été consentis dans la province d’El Hoceima, alors que l’on sait qu’il n’y a aucune autre ville du royaume qui ait eu droit à un tel traitement
Autre chantier que les habitants de la région attendent avec impatience de voir terminé, c’est celui du programme « El Hoceima, Manarat El Moutawassit » (El Hoceima phare de la Méditerranée ).
C’est au siège de la région, à Tanger, que se joue le sort de ce méga-programme de 6,5 milliards de dirhams qui implique des conventions avec quinze départements ministériels.
Le président du conseil régional, Ilyas El Omari, qui a présenté ce projet au Roi juste après son élection à la tête de la région Tanger-Tétouan-El Hoceima, a tenu une réunion avec ses collaborateurs, pour la création d’une société de suivi de l’exécution des projets de ce programme.

Maquette du complexe portuaire « Nador West Med (NWM) »
Photo : DR

À Nador, la lagune naturelle de Marchica, autrefois une décharge à ciel ouvert, a été complètement dépolluée pour retrouver sa splendeur. À ses abords sont prévus des projets touristiques qui devraient totaliser des investissements de 46 milliards de dirhams prévoyant un vaste programme de requalification urbaine.
Pourtant, une partie de la population ne semble pas encore totalement convaincue de l’aspect structurant du projet : « On nous fait miroiter depuis des années la transformation de Nador en ville touristique à travers ce projet. Personnellement, je n’ai jamais croisé le moindre touriste, souligne Yassine El Hatmi, diplômé chômeur, militant dans la section locale de l’Association marocaine des droits de l’homme. Ce projet n’a pas créé de l’emploi pour nous autres originaires de la région. »

« Archifaux ! rétorque Khalid Belouchi, chargé de mission auprès du président de l’agence Marchica, structure publique dotée de pouvoirs élargis pour mener à bien ce projet. Soixante-sept pour cent de nos cadres sont originaires de la région, mais notre principal critère de recrutement reste la performance et non la préférence régionale. »

Autre projet monumental, celui du complexe portuaire « Nador West Med (NWM) », dont les travaux seront lancés au cours de cette année pour la construction des infrastructures du port.

Les premiers appels d’offres devaient être ouverts le 6 février dernier pour la construction des infrastructures avec un suivi environnemental.

La première phase de réalisation du port comportera, en plus de l’emprise des zones de clapage et mouillage, les travaux pour la réalisation de 2 digues, 2 terminaux, 2 quais, 3 postes pétroliers, 1 poste ro/ro, les draguages et terrassements généraux.

La durée d’exécution des travaux est fixée à hauteur de 5 ans pour une exploitation progressive à partir de 2022.

Cette nouvelle plateforme industrielle intégrée sera composée d’un port, en eau profonde, doté de capacités importantes pour développer un pôle énergétique, un transbordement des conteneurs et traitement des produits en vrac spécialisés. Sa réalisation nécessitera 10 milliards de dirhams auxquels s’ajouteront les investissements de la superstructure, des équipements, des travaux et infrastructures hors sites. Le tout sera réalisé sur un site stratégiquement positionné par rapport aux principales routes maritimes, du trafic des conteneurs et produits pétroliers, qui connaît annuellement le passage de plus de 100.000 navires. En aval, ce port contribuera à l’accélération du développement socioéconomique d’une région en quête de compétitivité et d’attractivité.

A noter, par ailleurs, que l’année 2016 a constitué un bon exercice socio-économique pour les investissements dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima où 141 projets ont été validés par le Centre régional d’investissement (CRI) pour 7,06 milliards de DH représentant une hausse de 6,8% comparativement à 2015.

Les projets validés permettront à terme de créer 12.792 emplois permanents dans la région. En ce qui concerne les détails de la ventilation des projets, c’est le secteur industriel qui vient en tête, représentant 60% des projets validés, soit 4,2 milliards de DH des 7,06 milliards de DH d’investissement, alors que 14% vont au secteur de la logistique et 11% concernent le BTP.

Le secteur industriel demeure ainsi le plus gros pourvoyeur d’emplois dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avec 8546 postes de travail. Le CRI souligne que la région reste l’une des destinations de choix des investisseurs nationaux qui représentent 42% du total des projets d’investissement validés en 2016.
Au niveau des créations d’entreprises, le centre a traité en 2016 quelque 2597 demandes, soit une croissance de 69% par rapport à 2015. Et ce sont surtout les sociétés à responsabilité limitée (SARL) qui font la course en tête, représentant 70% des créations en 2016.

Pour sa part, la Direction Régionale d’Agriculture (DRA) de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a annoncé dix projets agricoles qui vont être réalisés au titre de l’exercice 2017 dans la région, dotés d’une enveloppe financière de 284,4 millions de dirhams (MDH), dont des plantations de figuiers, d’amandiers et de noyers à El Hoceima, s’inscrivant dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV), tendant à faire du secteur agricole un pilier de l’économie nationale. .

Synthèse de Mohamed ABOUABDILLAH

Le Journal De Tanger



Cet item a été imprimée depuis le site .:: Le Journal De Tanger News::.
( http://lejournaldetanger.com/news.php?extend.2142 )