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Série d’entretiens avec des représentants de partis politiques en lice pour les élections régionales

Série d’entretiens avec des représentants de partis politiques en lice pour les élections régionales

Le 24-08-2015 à 11:45:06

Afin d’accompagner le déroulement des préparatifs au scrutin du 4 septembre 2015, le Journal de Tanger organise une série de rencontres avec des représentants régionaux ou locaux de différents partis politiques en lice pour les élections régionales , afin de recueillir leurs réponses à une série de questions prédéfinies autour de la vision et des programmes de la future gouvernance locale, dans le cadre de la régionalisation avancée.

Les Résultats de ces entretiens sont publiés dans nos éditions, au fur et à mesure de leur déroulement .

Ainsi, après une première série de trois rencontres publiées dans notre précédente édition, la deuxième a concerné en premier lieu Abdeslam Arbaïn, secrétaire provincial du Parti de l’Istiqlal, suivi de Ghizlane El Maâmori, membre du bureau politique chargée de la communication interne au sein du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et d’ El Bachir El Abdellaoui, secrétaire général régional du Parti Justice et Développement (PJD) .

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Abdeslam Arbaïn (PI) :


Abdeslam Arbain conçoit qu’ il est du devoir de chaque nationaliste de s’attarder sur le dernier discours de SM le Roi au sujet de la gouvernance locale afin d’en apprécier les précieux messages porteurs du Souverain autour du rehaussement de la qualité de vie de son peuple à tous les niveaux, à travers l’éradication des handicaps qui constituent un frein au développement local.

Concernant le programme électoral de son parti, le secrétaire provincial du PI annonce un programmes au niveau national et local, évitant, dira-t-il d’émettre quarante slogans creux et des promesses mielleuses, et optant pour une approche réelle et permanente avec les citoyens et leurs problèmes au quotidien dans le cadre d’un plan réaliste et clair non soumis à l’action individuelle de l’élu mais à un travail collectif. Abdeslam Arbaïn rappelle à ce propos le modèle de gestion qu’il adoptait lui-même du temps où il présidait aux destinées de l’arrondissement de Charf, de la commune urbaine de Tanger ou encore du club local de football. Pendant toutes ces périodes, explique-t-il, jamais son téléphone n’a été fermé aux appels des citoyens et, là où il se trouvait, il répondait à leurs besoins.

Concernant la parité, l’intervenant explique que le PI dispose d’un effectif d’adhérentes d’un niveau universitaire dont certaines figurent sur les listes électorales.

A propos du bilan du conseil communal actuel, M. Arbaïn affirme d’une manière évasive que, malgré son renoncement à la vie politique depuis quelques années, il a continué à suivre l’évolution communale, à travers la presse, relevant des hauts et des bas et concevant que, d’une manière générale, ce qui importe c’est de constater l’évolution de Tanger, rendant, à ce propos, un vibrant hommage au wali actuel de la région qui, dira-t-il, suit personnellement de très près les chantiers mis en œuvre et tout ce qui se rapporte à l’évolution de la ville.
Photo : Hammouda

Abdeslam Arbaïn conclue en indiquant que la conduite du conseil communal ne se limite pas au choix du président, quel qu’il soit, mais à une cohésion entre les membres qui doivent démontrer leur disponibilité et leur volonté à œuvrer pour le bien de la ville et de la région, répondre concrètement aux vœux des citoyens, mettant de côté leurs divergences tendant à faire avorter les sessions, à la recherche de profit personnel pour certains.

Ghizlane El Maâmori (PPS)

Madame Ghizlane El Maâmori estime, quant à elle, que le discours Royal traitant de la gouvernance locale arrive à point nommé pour souligner la nécessité de resserrer les liens entre partis politiques et citoyens afin d’œuvrer, la main dans la main, dans l’intérêt général, à travers un choix judicieux d’une élite de qualité, le respect des principes de la bonne gouvernance, une gestion saine de la chose publique, la mise en place de stratégies adéquates, et une collaboration porteuse entre les conseils élus.

A propos des actions fondamentales à mener au profit de Tanger et de sa population, Ghizlane El Maâmori affirme que son parti adopte une approche dans tout ce qui constitue les besoins au quotidien des habitants, et se focalise particulièrement sur tout ce qui concerne l’enfance, la jeunesse et le monde rural, cela outre une participation aux actions culturelles et sportives.

Concernant la parité, Mme El Maâmori explique que l’action du PPS est en parfaite conformité avec les stipulations de la nouvelle constitution et des conventions internationales en matière de protection des droits de la femme, veillant à ce que ces droits soient effectivement mis en œuvre afin de garantir les libertés de la femme et son égalité avec l’homme.

Concernant le programme électoral de son parti, l’intervenante indique que le PPS est engagé dans une démarche vers la réussite du grand chantier de la régionalisation avancée à travers un renforcement des moyens et des compétences des conseils territoriaux et leur rapprochement des centres de décision de l’Etat, loin de la tutelle classique.

Ghizlane El Maâmori insiste particulièrement sur l’importance des principes de la gouvernance se concrétisant notamment dans une indépendance dans gestion des communes, et dans la mission réelle du conseil territorial donnant la priorité à un rapprochement réel avec le citoyen lui procurant les services dont il a besoin au quotidien.

A une question autour du rôle de la société civile, la représentante du PPS affirme que son parti est constamment en adéquation avec l’action associative encourageant tout ce qui a tendance à la développer, précisant que ce volet est sérieusement pris en considération par le parti qui lui accorte une importance particulière au niveau national.
En termes de conclusion, Mme El Maâmori explique que le PPS a toujours été fédérateur dans la protection de ses acquis démocratiques ; la protection des libertés individuelles et collectives des citoyens ; l’encouragement de l’intégration de la femme marocaine dans la vie politique et son accession au poste de décision.

El Bachir El Abdellaoui (PJD)
Photo : Hammouda

A la question de savoir quelle lecture on peut donner au discours Royal concernant la gouvernance locale, El Bachir El Abdellaoui qui a qualifié ce discours d’historique, estime que tous les intervenants dans la chose publique doivent en faire une boussole pour orienter leurs actions. Le représentant du PJD a notamment salué l’initiative Royale de faire débloquer une enveloppe budgétaire de 50 millions de dirhams pour la mise en valeur du monde rural et de la périphérie des villes, appelant l’ensemble des élus à relever ce nouveau défi.

A propos du programme de son parti en matière de priorités communales, le secrétaire général régional a fait référence à un programme national dressé et déjà présenté officiellement par son parti an niveau central, mais qui est toujours en gestation à l’échelon local. Ce programme se focaliserait, d’une manière générale, explique El Abdellaoui, sur la réussite de la régionalisation avancée telle que conçue par la constitution de 2011 ; sur la modernisation de la ville notamment dans le cadre du programme Tanger-Métropole, et sur l’amélioration des moyens matériels et humains de la commune.

Photo : Hammouda

Dans la même optique, le représentant du PJD a déploré le fait que le conseil de la ville ne soit pas informé de l’évolution du plan directeur de Tanger, ce qui a conduit, par exemple, à la création de zones industrielles en différents lieux éparpillés. Il regrette aussi que des projets importants tels que la gare routière, les abattoirs ou la fourrière communale ne soient pas soumis à l’examen et l’approbation préalable des élus locaux.

Concernant le choix des candidats aux prochaines élections, El Bachir El Abdellaoui affirme que le PJD a veillé à ce que les personnes proposées soient d’une haute capacité à même de débattre des grands dossiers stratégiques et d’apprécier , par exemple, à leur juste valeur, les clauses et les conditions générales d’un cahier des charges d’une gestion déléguée, ainsi que le suivi au quotidien de leur mise en œuvre sur le terrain.

Pour ce qui est du principe de la parité, le représentant du PJD se veut rassurant en expliquant que son parti a depuis toujours considéré l’élément féminin comme un associé à part entière dans la vie politique du pays, et que les listes électorales du PJD comptent plusieurs femmes en tête de liste.

A propos des alliances politiques post-électorales de son parti avec d’autres entités politiques, El Abdellaoui a évoqué les alliances du PJD avec les autres partis au pouvoir, précisant cependant qu’il n’existe pas de ligne rouge en la matière, notamment quand il s’agit de la gouvernance locale qui exige des efforts conjugués de tous les intervenants y compris ceux de la société civile, dans l’intérêt même de la ville et de la population.

A une question de savoir si le PJD craint un déséquilibre électoral dû à l’annexion d’Al Hoceima à la région Tanger-Tétouan, El Abdellaoui s’est montré plutôt optimiste eu égard à la qualité des candidats présentés par son parti, citant l’exemple des précédentes élections professionnelles où le PJD a réalisé de bons résultats au niveau de certaines chambres, dira-t-il.

Enfin, concernant le phénomène ascendant de trafic et de consommation de drogues à Tanger, El Bachir El Abdellaoui déplore profondément le fait que cette question ne figure malheureusement pas parmi les priorités des conseils élus et n’est effleurée de façon superficielle qu’à l’occasion de la rentrée scolaire. L’intervenant estime que cet épineux problème devrait être résolument éradiqué dans le cadre d’une action commune des services sécuritaires, des élus et de la société civile.






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