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La ville mythique consolide son offre artistique

La ville mythique consolide son offre artistique

Le 22-05-2017 à 10:30:10

L’histoire culturelle de Tanger s’est construite grâce à un grand nombre d’artistes talentueux qui y sont venus et qui en ont fait rayonner le prestige. La séduction de la ville du détroit continue à opérer aussi grâce à des volontés locales.
A travers le regard et les impressions d’un couple ravi, venu d’ailleurs, nous allons découvrir la portée culturelle et artistique d’un festival devenu rituel, celui de la « Rencontre des amateurs de la musique andalouse » organisée par l'Association « Nassaïm el Andalous », dans sa 8ème édition sous le thème de « Tanger métropole ».

«Tanja el koubra» (Tanger métropole) s’affirme avec succès au nord du royaume, avec ses grands travaux et son énergique développement. Mais la ville mythique consolide aussi son offre artistique en tous genres. Le complexe culturel « Ahmed Boukmakh » en est une expression devenue rapidement incontournable.

À la fois lieu d’exposition d’œuvres théâtrales, littéraires, cinématographiques et d’art plastique, ce centre dispose aussi de salles de réunion et de conférence offrant 800 places.


Ainsi, du 27 au 30 avril dernier, nous avons eu droit, mon épouse et moi-même, parmi une multitude de mélomanes avertis, à un festival de musique flamboyant et inhabituel pour nous, celui de la 8ème édition de la Rencontre des amateurs de musique andalouse organisée par l'Association Nassaïm el Andalous ayant programmé divers genres musicaux dont le « Gharnati » d'Oujda avec son style typiquement tlemcéni dans sa trame haouzi, avec la légèreté de chansons de Saoud el Wahrani, Reinette, Line Monty et d'autres.
Dans cet orchestre d'Oujda, la belle chanteuse brune Bayane Belayachi nous a régalés de sa voix et sa maîtrise des chants typiques du genre.

Pour l'ensemble du festival, il faut savoir que si les Marocains sont des amateurs de musique, ils ne le sont pas en matière d'organisation événementielle.

En effet, tous les soirs, à l'entrée de la salle de concert, une fanfare bon enfant anime l'accès très sécurisé. Dans le vaste hall, des serveurs en gants blancs s'animent pour servir des boissons et des délices sucrés et salés. Une façon délicate de faire patienter les convives.

Le troisième soir du festival, la star attendue, Hadj Mohammed Ba Jeddoub qui n’est plus à présenter, a eu droit à tous les honneurs.

Ensuite, ce fut le tour d'une chorale exceptionnelle animée par des femmes aux kaftans chamarrés et éblouissants, offrant un tableau féérique sur scène. Sortilège ou sorcellerie, les spectateurs se sentaient emportés par le chant et fascinés par les couleurs de la scène subtilement éclairée.
Le clou du festival a généralement lieu lors du dernier concert organisé sur les hauteurs de Tanger, en pleine forêt face au détroit de Gibraltar et au littoral espagnol.

Mais, à cause des caprices de la météo, le spectacle a eu lieu, cette fois, dans l'enceinte de l'université américaine à Tanger.

Cette manifestation matinale appelée « N'zaha » en référence à l'atmosphère printanière, était agrémentée par les meilleurs passages du Melhoun, un peu comme si nous disions jazzy, d'un chant typiquement algérois "El h'mam elli waleftou mcha âliya".

Bref, comme on dit en milieu diplomatique, ce fut le panard !
Qui a dit que le Maroc était moche ? .
Ph : DR






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