Dernières nouvelles :

Image

Salon international de Tanger des Livres et des Arts ..

Salon international de Tanger des Livres et des Arts ..

Le 02-05-2017 à 12:25:17

Le palais des institutions italiennes accueillera du 3 au 7 mai 2017 la 21ème édition du Salon international de Tanger des Livres et des Arts co-organisée par l’institut français de Tanger (IFT) et l’association Tanger région, action culturelle ...(ATRAC) sous le thème « Quelle liberté pour la Jeunesse », mettant ainsi à l’honneur la jeunesse, son émancipation, sa résistance et son engagement. .

À travers de nombreuses tables rondes, conférences, lectures et rencontres, le public et les intervenants s’interrogeront sur la réalité sociale et psychologique de la jeunesse d’aujourd’hui et sur les dérives qui peuvent la guetter dans sa quête de sens et de liberté.

Selon Jean-Marc Berthon, directeur général de l’Institut français (IF) du Maroc, la jeunesse est le thème du partenariat d’exception entre le Maroc et la France : «Nous avons voulu parler particulièrement de la liberté des jeunes, de leurs conditions, leurs attentes, leur espoir et des menaces qui planent sur eux ».

Dans ce cadre, un débat très intéressant est programmé le 4 mai avec le prix Goncourt de 1987 et membre de son académie Tahar Ben Jelloun qui, avec le journaliste et essayiste français Jean Birnbaum, animera la première des "conférences du soir" du Salon, le jeudi 4 mai à partir de 19h00. Deux autres conférences prévues les 5 et 6 mai verront la participation de l'écrivain marocain Abdellah Taïa, le romancier et scénariste français David Foenkinos, et l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, récompensé notamment en 2016 pour son livre "Le garçon" par le Prix Fémina, Marcus Malte.


En journée, plusieurs tables rondes sur des sujets d'actualités sont au programme. L'écrivain et journaliste Hicham Houdaifa, l'islamologue, politologue franco-marocain Rachid Benzine et l'écrivain, militant et fondateur de l'association Marocains Pluriels Ahmed Ghayat parleront de cette jeunesse "en mal de repères" et de la tentation de la radicalisation.

D’autres écrivains, cinéastes, journalistes, artistes et chercheurs animeront aussi des débats en rapport avec la jeunesse. Ils parleront de la tentation de radicalisation, de l’identité numérique, de l’égalité et bien d’autres thèmes d’actualité. «Les tables rondes mêlent le côté humain et artistique», explique Jérôme Migayrou, directeur de l’Institut français de Tanger.

D'autres tables rondes sur "l'art comme voie/voix de résistance", la question de "l'identité numérique", la "construction identitaire; entre conformisme et affirmation de soi" sont également prévues. Des lectures et rencontres avec Abdellah Boussouf, Mohamed Sammouni, Sanaa El Aji ou encore avec la chanteuse Sapho sont aussi attendues.

Une exposition collective sur la "Jeunesse éternelle" réunira cinq artistes qui ont pour point commun d'aborder leur environnement de manière poétique, sensible et enfantine. Il s'agit de Deborah Benzaquen, Francesca Gardini, Pierre de Loheac, Randa Maroufi et Maycec. L'exposition sera présentée le 3 mai à partir de 19h30 et se poursuivra jusqu'au 2 juillet prochain.

Le Salon international des livres et des arts de Tanger, c'est aussi de la musique. La chanteuse d'origine berbère Hindi Zahra viendra accompagnée d'une nouvelle formation musicale composée de Mehdi Nassouli, Anas Chlieh, Mehdi El Kindi, Yahya Ziaten et Abdelali Gounsani. Le concert aura lieu jeudi 4 mai, à partir de 21h00 (prix du billet: 100 DH).

Le jeudi 4 mai, le public aura rendez-vous avec plusieurs débats, mais aussi avec la pièce de théâtre «Lettres à Nour», interprétée par Rachid Benzine et Delphine Peraya. Le texte de ce spectacle est tiré du roman «Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ?» de Rachid Benzine. Il raconte, sous forme de théâtre épistolaire, les échanges entre un père intellectuel musulman pratiquant, vivant sa religion comme un message de paix et d’amour, et sa fille partie en Irak rejoindre un combattant de Daesh, qu’elle a épousé en secret. Ces lettres laissent transparaître l’amour qui unit le père et sa fille, le tiraillement qui existe entre la foi et les convictions religieuses, le choix que prennent certains jeunes hommes et jeunes femmes à la suite d’échecs et remettent en cause les certitudes des spectateurs.

Le même soir, le public est invité au concert de la talentueuse Hindi Zahra. Le groupe Hoba Hoba Spirit donne rendez-vous à ses fans le 5 mai après une conférence avec l’écrivain Abdellah Taïa et plusieurs rencontres autour de l’éducation des jeunes, la construction identitaire et l’identité numérique.

La journée du samedi sera agrémentée par un programme varié avec slam, débats, lecture-spectacle. Dans la soirée, la Nuit du cinéma investira la salle Beckett de l'Institut français de Tanger jusqu'à des heures tardives de la nuit .Trois films seront projetés: À peine j'ouvre les yeux de Leyla Bouzid (2015), Hedi, un vent de liberté de Mohamed Ben Attia (2016) et The End de Hicham Lasri (2011).

Le dimanche 7 mai, le festival se clôturera par une synthèse sur «La jeunesse et l’esprit du monde».
Le Salon international de Tanger des Livres et des Arts essaie ainsi d’être un événement pluridisciplinaire et singulier en termes de propositions»...

Jeunes, vous avez la parole !


«La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens », écrivait Montesquieu.
Mais quelle liberté? Celle qui fonde le respect de la vie privée et la participation authentique à la vie publique ? La liberté qui devrait être au cœur de la démocratie et de l’Etat de droit? La liberté qui ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l’action des individus?
Beaucoup l’ont écrite, l’ont chantée, avec des paroles intemporelles, telle la version de Moustaki: «Ma liberté,longtemps je t'ai gardée, comme une perle rare,
Ma liberté,c'est toi qui m'as aidé à larguer les amarres.»
La liberté fait méditer, elle fait aussi débattre.

C’est ce que proposent les organisateurs du Salon.
Lundi dernier, Jérôme Migayrou,Directeur de l’IF et Malika El Alaoui, vice-présidente de l’ATRAC ont présenté le programme riche en ’espaces de réflexion, d’échanges propices à la rencontre du public et des intervenants pour s’interroger sur la réalité sociale et psychologique de la jeunesse d’aujourd’hui et sur les dérives qui peuvent la guetter dans sa quête de sens et de liberté.
L’éducation et la construction identitaire, virtuelle ou bien réelle seront également au centre des discutions, ainsi que l’art, pensés comme voies d’affirmation et d’émancipation dans le dessin de toute trajectoire.

Jeunes, vous avez la parole.
Un programme qui donne aussi des espaces d’expression aux jeunes.
La jeunesse pourra faire entendre sa voix, sur une scène Slam ouverte, dans un fauteuil d’interviews, une soirée conversation avec Abdellah Taïa, et à l’occasion de la présentation de jeunes porteurs de projets.
Un choix d’auteurs prestigieux.

Tahar Benjelloun, Cynthia Fleury, Dominique Wolton, Sapho, Jean Birnbaum, David Foenkinos, Hicham lasri, Lamia Berrada Berca, Rita Alaoui et encore une liste très longue que chacun peut découvrir apporte une valeur ajoutée certaine à cet événement qui présente cette année un nouveau style, le choix d’un thème colonne vertébrale du mercredi au dimanche, illustré dans chaque ligne du programme avec une rigueur du déroulement dans l’exploration du sujet liberté pour la jeunesse.

Un recadrage nécessaire, un épurement opéré pour plus d’efficacité, de pertinence, de cohésion, un salon qui s’est débarrassé des fioritures inutiles qui brouillaient le sens et la finalité d’un événement encore jeune, à 21 ans, l’âge d’une majorité assumée.
Un nouveau souffle bienvenu avec une lecture claire qui offre une nourriture culturelle et spirituelle dense et précise sur un sujet qui nous concerne tous.

«Liberté, liberté chérie» écrivait Pierre Mendes France dans son livre relatant son incarcération par le régime de Vichy, son évasion et son combat.
A ne pas douter, le poème de Paul Eluard, virtuose de l’imaginaire sera l’hymne de ce grand rendez-vous ou chacun pourra affirmer: j’écris ton nom, Liberté.

«... Sur les images dorées ; Sur les armes des guerriers ; Sur la couronne des rois ; J’écris ton nom.. ; Et par le pouvoir d’un mot ; Je recommence ma vie ; Je suis né pour te connaître ; Pour te nommer : Liberté !
N.M

Ph : DR




Partager ceci :
Par : Administrateur
Total Views
Nombres commentaires :
Add comment