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LE FOOTBALLEUR LOCAL A L’IRT : LA POLEMIQUE

LE FOOTBALLEUR LOCAL A L’IRT : LA POLEMIQUE

Le 14-03-2017 à 18:12:33

L’IRT est pointé du doigt. On l’accuse de tourner le dos aux joueurs locaux. Une polémique qui donne beaucoup à réfléchir lorsqu’on constate que plus 95 °/° de l’effectif est constitué de footballeurs venant de l’extérieur de Tanger et coutant des millions et des millions de dirhams. Mais avant de voir si les dirigeants qui gèrent le football ont tort ou raison, une question impérative s’impose :existe-t-il vraiment des joueurs locaux susceptibles de renforcer l’équipe ou de prendre la relève des nouvelles recrues ?Nous croyons qu’il n’y en a pas et la seule « vedette » de la pépinière Chentouf a encore beaucoup de choses à apprendre pour évoluer en division I professionnelle. Les raisons sont multiples.

Elles touchent deux volets :la formation et l’infrastructure sportive. Tout d’abord, il est regrettable pour une ville ,aussi importante que la capitale du détroit, ne dispose pas d’un centre de formation dépendant de la FRMF à l’image de Rabat, Casablanca,Salé, Tétouan …où le travail des jeunes commence à donner ses « fruits ».Tout ce qui existe à Tanger est réduit à des écoles de football payantes : celles de l’IRT,de la RST et de Ajenoui qui exigent du temps pour être jugées. Dans ce sens, la Ligue du Nord a aussi sa responsabilité. Son championnat honneur a perdu sa passion, sa classe, sa motivation qui faisaient de lui une compétition intéressante suivie par un grand public. On se souvient que les anciens clubs tangérois de l’élite Tanger FC,,UST,RST,IRT se renforçaient avec des footballeurs de troisième division.Il est rare ,ces dernières saisons,de voir un joueur de ligue faire le saut à une formation supérieure.Ensuite,la FRMF a supprimé le championnat des juniors qui se disputait au lever de rideau des rencontres officielles du championnat. Elle a aussi supprimé le championnat des réservistes ou championnat des locaux ,ce qui aurait donné au joueur local l’occasion de s’affirmer. Quant à l’infrastructure sportive, elle constitue une véritable barrière à la formation du footballeur local.

Tanger ne nécessite pas seulement un grand complexe international comme celui de Ziaten, mais de petits stades dans les différents quartiers. Le béton armé, et c’est bien dommage, a envahi le « campo de Chérif », la zone de Dradeb, Amrah ou la Kasbah de véritables écoles de football. Le stade Attahrir ,qui connait d’interminables travaux , ne sera pas ouvert au football ;le stade Souani est une propriété espagnole ;le stade du Marshane a été démoli (un grand scandale !).Alors ,où va se former le joueur local ?. .!

Ph : DR





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