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Jérôme Migayrou

Jérôme Migayrou

Le 20-02-2017 à 13:54:33

J’ai postulé à ce poste avec envie car j’ai ressenti l’énergie qui se dégage de cette cité. La ville m’a interpellé. Il s’est passé quelque chose entre Tanger et moi. .

Question : Vous venez du monde culturel?
Jérôme Migayrou : Oui, je n’ai exercé que dans le secteur de la culture. J’ai un double cursus, en droit International et en gestion de projets culturels. J’ai dirigé plusieurs établissements culturels dans des domaines assez variés. Domaines patrimoniaux, équipements qui accueillent de l’Art contemporain, des événements musicaux....et autres.

Ici à l’Institut français, l’activité première est l’enseignement de la langue française?
Oui et ça marche très bien. Nous avons un bilan en forte augmentation sur 2016 avec un effectif de presque 90 professeurs venus essentiellement du Ministère de l’Enseignement qui font des heures supplémentaires à l’Institut, complété par un groupe de vacataires.

L’autre activité , la mission de l’Institut c’est la diffusion de la culture?
Tout a fait. On parle plutôt de coopération culturelle. Notre souhait est de nous associer et de collaborer avec les acteurs locaux. Le salon du livre est le grand événement pérenne, qui illustre bien notre engagement dans une coopération avec les acteurs locaux. C’est vrai que faisant de la diffusion, nous avons des exigences artistiques assez fortes.

Une grande partie de la programmation événementielle est préparée par la Direction qui est à Rabat?
Une partie du programme est initiée à Rabat de façon collégiale. C’est ainsi que certains invités ou artistes se produisent dans plusieurs Instituts du pays, c’est une force indéniable qui permet de programmer des troupes qui ne seraient jamais venues sans cette amortissement rendu possible par cette possibilité de tournée.Après, chacun des Instituts en fonction de ses équipements et des propositions locales qui lui sont faites, complète son programme dans des partenariats avec les animateurs locaux.

Vous êtes arrivé quand à Tanger?
Je suis en poste depuis le 1er septembre 2015. Tangérois maintenant avec ma petite famille qui s’est très bien adaptée dans cette ville plaisante. Pour tout vous dire j’étais venu en 2014 au salon du livre, conseillé par le commissaire de l’exposition à Delacroix avec qui j’ai eu une collaboration sur une exposition dans mes fonctions précédentes et quand le poste de direction a été libre, j’ai postulé avec envie car j’ai ressenti l’énergie qui se dégage de cette cité. La ville m’a interpellé. Il s’est passé quelque chose entre Tanger et moi.

Vous allez donc maintenant marquer l’année 2017 de votre imagination avec des nouveautés.?
Le salon du livre reste l’événement majeur qui va voir un contenu un peu différent, nous tentons de sortir du débat d’idées pour faire un salon qui soit grand ouvert à tous, à un public le plus large possible. Une place plus importante sera réservée aux ateliers. Le thème cette année: Quelle liberté pour la jeunesse? Nous donnerons la parole aux jeunes, le débat d’idées restera fondamental mais agrémenté de plus de concerts musicaux avec petite billetterie.Nous renouvelons le 6 mai au soir la nuit du cinéma Tangérois qui avait très bien marché l’an passé. Un mode d’actions diversifiées autour du livre qui reste un argument très fédérateur. A ce titre, nous continuons nos actions très fortes dans les écoles avec «le plaisir de lire» qui permet de distribuer quantité de livres et de recevoir en retour les comptes rendus des élèves sous forme de concours. Nous dépassons le livre objet pour parler de la lecture. Sensibilisation sur le plaisir.

La bibliothèque de l’Institut a une fréquentation satisfaisante?
Je peux annoncer la rénovation de la médiathèque de l’Institut. C’est le grand chantier cette année. Elle n’est plus adaptée aux attentes actuelles. Nous voulons créer un lieu de socialisation dans lequel on vient lire mais aussi consulter Internet, emprunter un hebdomadaire, mais aussi se renseigner sur des aspirations personnelles, recherche sur un métier,par exemple. Là on sort de la fonction fondamentale de la bibliothèque qui a pour vocation le prêt d’ouvrages en offrant un univers de médiathèque.

La salle Beckett devient une salle de projection cinéma?
Oui, la numérisation de l’équipement a été le chantier de l’an passé. Désormais, tout en continuant un partenariat avec le cinéma RIF, nous proposons deux séances d’un même film les mardi et jeudi. Nous contribuons à l’élargissement de l’offre en soirées loisirs culturels dans la ville. La fréquentation pour l’instant est dans nos prévisions, mais notre soucis n’est pas uniquement économique, nous voulons vraiment remplir notre mission de diffusion dans une salle conviviale, en centre ville.Nous prévoyons des rendez-vous rencontres-débats chaque trimestre et d’autres événements ponctuels en coopération avec des animateurs locaux.

La salle accueille toujours un programme de spectacles?
Oui, et nous allons poursuivre l’équipement et la rénovation. En prévision, les fauteuils, la scène. Cet espace est un lieu de diffusion qui présente beaucoup d’avantages, sa situation en ville, sa capacité d’accueil public, son foyer, un lieu ouvert au spectacle vivant, théâtre, danse, concerts et maintenant cinéma. Chaque semaine il s’y passe quelque chose.

Vos actions et votre vocabulaire laissent apercevoir une volonté et le désir d’une intégration locale?
Oui j’ai insisté sur notre soucis de coopération avec les animateurs locaux. L’Institut ne doit pas être une bulle réservée à l’élite mais un lieu grand ouvert à tous, sans complexes, en toute humilité nous offrons un partage. J’ouvre la porte, vient qui veut, et j’espère que ma sincérité sera appréciée, c’est le voeux que je forme. ..

par : N.M





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