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Gouvernement: les signes d’un déblocage ?

Gouvernement:  les signes d’un déblocage ?

Le 20-02-2017 à 13:44:31

S’acheminerait-on vers le déblocage d’une situation qui dure depuis plus de quatre mois ? C’est la question que se posent les observateurs, suite à la rencontre qui a eu lieu, lundi, entre le chef de gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, et le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch dès son retour au Maroc après avoir accompagné le Roi dans la première partie de sa nouvelle tournée africaine.

Cette rencontre a été suivie, le lendemain mardi, d’une autre entrevue entre Benkirane et le secrétaire général du Mouvement populaire (MP), Mohand Laenser.

Cette reprise de contacts qui se serait faite à l’initiative des deux chefs de partis, constituerait-elle un pas décisif vers la formation du nouveau gouvernement ?.
Du côté du RNI, on avance que « la rencontre est le fruit d’une avancée positive qui serait dévoilée plus tard», sachant que le contenu des tractations est resté confidentiel, en attendant une nouvelle prise de contact tributaire de la présence de Aziz Akhannouch au Maroc.

« Nous parlons et nous négocions, mais les réunions doivent rester confidentielles. Quand il y aura quelque chose à dire, c’est M. Benkirane qui l’annoncera », a déclaré Akhannouch.
Pour sa part, Mohand Laenser a affirmé qu’il a rendu « une visite amicale à Abdelilah Benkirane, convenue depuis la semaine dernière », précisant qu’en aucun cas, la discussion n’a porté sur la formation du prochain gouvernement.

Rappelons que la discorde réside dans le fait que la condition du président du RNI Aziz Akhannouch, et de son allié du MP Mohand Laenser, est de faire participer l’Union socialiste des forces populaires (USFP) au prochain gouvernement, partant de la logique voulant que ce les deux Chambres du parlement ne soient pas présidées par l’opposition car, si le parti de Driss Lachgar n’entre pas au gouvernement, il pourrait justement basculer dans l’opposition. Dans ce cas le parlement tomberait entièrement entre les mains de l’opposition, puisque la deuxième chambre est présidée par le PAM (parti authenticité et modernité) d’Ilyas El Omari.

Quant à Benkirane, il a reconnu du bout des lèvres que les choses avancent, mais lentement. Cela a été confirmé par son allié, Nabil Benabdallah du PPS, qui a déclaré que « la rencontre du chef du gouvernement désigné avec les deux chefs de partis a été positive «. Langue de bois !
Mais, on sait que le chef du gouvernement désigné manifeste toujours son refus total d’accueillir l’USFP dans sa majorité.

Partant de ce constat, pour le moment immuable, peut-on donc considérer que ces nouvelles rencontres constitueraient un signe de déblocage ?
Pas forcément car, en clair, cela signifierait surtout qu’il n’y a pas beaucoup d’avancées dans la formation du gouvernement laquelle formation promet de durer encore, chacun campant sur ses positions.

La solution viendrait peut-être de là où on ne l’attendrait pas, à savoir de l’USFP qui finirait sagement se contenterait de la présidence de la Chambre des représentants er renoncerait à son ambition d’entrer au gouvernement, du moins dans l’immédiat.
Cela soulagerait tout le monde et casserait le bras de fer entre les différentes parties.

Le Maroc pourrait alors avoir finalement son gouvernement, quoique la démocratie en aura payé un prix élevé, avec l’élection d’un président de la Chambre des représentants alors même que son parti n’aura obtenu que 20 élus et se sera classé en 6ème position des législatives..!





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