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Tanger 6ème ville africaine la plus dynamique

Tanger 6ème ville africaine la plus dynamique

Le 20-02-2017 à 12:09:57

Après la multinationale Mastercard qui avait érigé la ville de Casablanca au rang de deuxième cité africaine en terme de potentiel de croissance (après Maputo au Mozambique) et ce, au cours des deux dernières éditions de son indice de croissance inclusive des villes africaines (2015 et 2016), c’est au tour de Tanger et d’Agadir d’être aujourd’hui consacrées dans un autre classement continental..

La distinction est venue cette fois-ci du cabinet international d’intelligence économique, Euromonitor, qui vient d’établir un classement des villes africaines qui devront connaitre les plus fortes croissances en 2017.

Avec une croissance de leur PIB estimée identiquement à 6% pour l’année en cours, le fleuron du Détroit et la capitale du Souss y pointent respectivement à la sixième et la septième place d’un classement très largement dominé par le Kenya qui s’en accapare les cinq premières marches du podium en y plaçant les villes de Kisumu, Eldoret, Nairobi, Mombasa et Nakuru. Agadir et Tanger devancent, ainsi, dans le top 10 les villes d’Abuja (Nigéria), Yaoundé (Cameroun) et Mansoura (Egypte).

Euromonitor qui considère que les problématiques de l’urbanisation croissante, de la pression démographique et des infrastructures de base seront les principaux challenges des grandes villes africaines dans les décennies à venir, explique la bonne performance des deux villes marocaines par la solidité de l’industrie touristique pour Agadir et l’essor industriel qui ne se dément pas depuis plusieurs années pour Tanger. Voilà ce qui devrait mettre du baume au cœur chez les responsables «fraichement» élus des deux régions Souss-Massa et Tanger-Tétouan-Al Hoceima et qui veulent capitaliser sur les atouts actuels de leurs territoires respectifs pour attirer davantage d’Investissements Directs Etrangers (IDE).

Ce qui est un autre paramètre déterminant selon Euromonitor dans la discrimination entre les villes africaines les plus dynamiques et celles qui auront du mal à relever les défis intrinsèques du continent noir.

Tanger, ville bouillonnante et éternelle .



Tout en se projetant résolument vers l'avenir, la “ville blanche” perpétue un art de vivre qui a fasciné dans les années 50 des écrivains et des artistes du monde entier.

« Tanger est vraiment le pouls du monde, comme un rêve s'étendant du passé au futur... », écrivait William Burroughs en 1954. Aujourd'hui encore, les mots du poète beat résonnent encore sur la « ville blanche ». Située au nord du Maroc, avec Gibraltar en ligne de mire, elle entretient son mythe les yeux rivés vers l'avenir. Cet ancien comptoir carthaginois brûle de devenir le plus grand port de la Méditerranée. Depuis vingt ans, un chantier herculéen redessine les contours de sa baie. Au pied de la médina, bateaux de pêche et hangars à poisson ont cédé la place à une vaste marina de luxe. Une ribambelle d'hôtels étoilés et de cafés branchés constellent la corniche. Quant au port commercial, il a migré à l'est, loin derrière le cap de Malabata.

Antérieurement réputée sulfureuse et interlope, nid d'espions, lieu de tous les trafics, paradis pour artistes étrangers.., Tanger aurait-elle perdu son âme ? Assurément, non. Il suffit d'arpenter le boulevard Pasteur pour en saisir l'esprit. Une halte s'impose à la librairie des Colonnes, maison de légende fréquentée par Beckett, Genet, Capote ou Tahar Ben Jelloun. Passé la rue de la Liberté, le Grand Hôtel Villa de France offre une vue éblouissante sur la baie. Celle-là même qu'immortalisa Henri Matisse en 1912, depuis la fenêtre de la chambre 35.

Un peu plus loin, l'atmosphère du Grand Socco, le grand souk, telle que la décrivait Joseph Kessel en 1952, semble éternelle. Mêmes marchands de poisson, mêmes parfums d'épices et de haschisch, même foule. Un magnifique bâtiment Art déco domine la place : l'ancien cinéma RIF, rebaptisé Cinémathèque de Tanger, qui soutient la scène artistique locale. Juste à côté, une grande porte arquée s'ouvre sur la médina, ses passages enchevêtrés, ses façades immaculées et ses portes azurées. De fortes odeurs de menthe emplissent l'air. Elles émanent du café Baba, un petit bar sombre et enfumé où trône une guitare de Keith Richards. Ça ne s'invente pas.

Pour atteindre la casbah, il faut savoir se perdre. Monter plus haut. Cette forteresse portugaise du XVe siècle recèle le merveilleux palais Dar El Makhzen, du sultan Moulay Ismaïl. Orné de zelliges sous les plafonds en bois de cèdre, il fait office de musée. Dans les ruelles voisines, des chats faméliques paressent à l'ombre, alors que la lumière décline. Il est déjà l'heure du thé au café Hafa : la quintessence de l'âme tangéroise. Sa terrasse panoramique sur le détroit accueillit Paul Bowles, Jimi Hendrix, et tant d'autres.. Pour refaire le monde au soleil couchant..

Source : télérama.fr





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