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Le Maroc réintègre l’Union Africaine par la grande porte !

Le Maroc réintègre l’Union Africaine par la grande porte !

Le 06-02-2017 à 12:11:48

Lundi 30 janvier 2017 en milieu d’après-midi, le royaume du Maroc est entré par la grande porte pour reprendre son siège légitime au sein de l’Union africaine au cours de sa 28ème réunion au sommet tenue à Adis Abéba.

Le lendemain mardi, le moment est historique était fort, lorsque SM le Roi Mohammed VI fait son entrée dans la salle du Sommet. Le Souverain est accueilli par une salve d’applaudissements chaleureux. Des gens debout, visiblement émus, lui font de grands signes de la main. Le Roi s’installe dans son siège et, par cette cérémonie solennelle, le royaume du Maroc reprend officiellement sa place au sein de l’Union Africaine, après 33 années d’absence.

Les réactions des quatre Etats africains qui ont tenté d’entraver ce retour, Algérie, Afrique du Sud, Namibie et Zimbabwe qualifie de «regrettable» le retour du Maroc à l’UA. L’Algérie, apparemment dépassée, va jusqu’à estimer qu’il s’agit d'une «grande victoire pour le polisario (?!?)..

En début de séance de lundi, le chef d'Etat guinéen, Alpha Condé, a été élu président de l'UA pour l'année 2017; le président algérien Abdelaziz Bouteflika élu vice-président pour une année, et le Tchadien Moussa Faki Mahamat nommé président de la commission de l’UA en remplacement Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-épouse du président sud-africain, une ennemie jurée du Maroc.

Le nouveau président a ouvert le point de l’ordre du jour concernant l’adhésion du Maroc dans la famille africaine, qui était en fait un simple retour du royaume dans la famille africaine.

Aussitôt, la majorité des Etats a triomphalement acclamé et salué ce retour. Le président a eu du mal à faire revenir le calme dans la grande salle, avant d’ouvrir le débat.

Evidemment, c’est la présidente sortante de la commission Dlamini-Zuma qui a demandé la parole pour tirer ses dernières cartouches au nom des adversaires du Maroc, en particulier l'Algérie, la Namibie, l'Afrique du Sud et le Zimbawe. L’intervenante s’est lancée dans une diatribe faisant valoir des aspects juridiques et de reconnaissance des frontières héritées du colonialisme, voulant obtenir que le Maroc ne remettrait jamais plus en question les frontières issues de l’indépendance, c’est-à-dire qu’il s’engagerait à reconnaître la République sahraouie.

Mais le véritable objectif de Mme Zuma était de gagner du temps et tenter de renvoyer le retour éventuel du Marocà un sommet extraordinaire ou au prochain sommet ordinaire qui aura lieu dans 6 mois, ceci pour dans le dessein de donner du temps à la diplomatie algérienne d’essayer de rattraper le terrain perdu.

Seulement, le fusil de Mme Zuma était chargé à blanc puisque sa théorie a été aussitôt démolie par le président sénégalais Macky Sall qui a fait calmement valoir l'article 29 de l'Acte constitutif de l'UA qui ne mentionne que la simple majorité pour une adhésion, ne fait mention d’aucune autre considération d’ordre juridique ou politique.

Malgré cet éclaircissement, une dizaine de pays ont essayé de faire basculer l’adhésion marocaine de son aspect technique au volet politique sur les relations entre Rabat et la république sahraouie fantoche.
A la limite, ils voulaient faire pousser la salle au vote.

Au bout de deux heures de débats, c’est le nouveau président qui a fermement tranché dans la question en demandant à l’assistance : « Voulez-vous qu’on fasse valoir la démocratie ou non ? » ajoutant : « Si c’est le cas, nous n’avons pas besoin de vote puisque l’adhésion du royaume du Maroc a obtenu plus que la majorité requise ». C’est ainsi que le Maroc a été, de nouveau chaleureusement acclamé, et aussitôt admis sans condition.

En fait, au total, sur les 54 pays présents, 39 ont manifesté leur soutien inconditionnel, contre une dizaine d’Etats qui ont formulé leur abstraction. On ne notera aucune opposition franche, même de la part des quatre pays ayant précédemment fait montre de leur opposition, en plus évidemment de la république sahraouie fantoche. On parlera même finalement d’une unanimité à huis clos.

Le lendemain mardi, le moment historique était fort, lorsque SM le Roi Mohammed VI fait son entrée dans la salle du Sommet. Le Souverain est accueilli par une salve d’applaudissements chaleureux. Des gens debout, visiblement émus, lui font de grands signes de la main. Le Roi s’installe dans son siège et, par cette cérémonie solennelle, le royaume du Maroc reprend officiellement sa place au sein de l’Union Africaine, après 33 années d’absence.

Le président de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, annonce « le discours de Sa Majesté le roi du Maroc », avant celui de l’ancienne présidente de la Commission, la très anti-marocaine Dlamini Zuma.
« Il est bon le jour où on rentre chez soi ». C’est en ces termes émouvants que le Roi Mohammed VI a commencé son discours, qualifiant de familial le lien entre le Maroc et l’Afrique. Un lien qui n’a pas été rompu malgré une absence de 33 ans, dira le Souverain.

En s’appuyant sur des chiffres tout au long de son discours, le Roi a rappelé qu’entre 1956 et 1999, seulement 55 accords ont été signés entre le Maroc et les différents pays africains alors que depuis 2000 et jusqu’à maintenant 949 accords de coopération ont été conclus avec les pays africains partenaires du royaume. Ainsi, le Souverain a rappelé que depuis son accession au trône, il a pu visiter officiellement 47 pays.

En rappelant les grands projets que le Maroc conduit sur le continent tel que le projet de gazoduc, le Roi Mohammed VI a souligné que ce dernier demeure «un réacteur de richesses qui bénéficiera à toute l’Afrique de l’Ouest». De plus, le Souverain a rappelé brièvement que le Maroc avait régularisé la situation de plus de 5.000 personnes issues de plusieurs pays du continent.
Le Roi a aussi abordé le sujet de l’Union du Maghreb Arabe : « L’UMA est la région la moins intégrée de l’Afrique, sinon de toute la planète. La flamme de l’UMA s’est éteinte», déplorera-t-il.
Pour le Roi Mohammed VI, «l’histoire donne raison au Maroc…«Le Maroc n’entre pas par la petite porte mais par la grande porte» a-t-il affirmé, concluant : «C’est la voie de la paix et de la solidarité que le Maroc a choisie ».

Maintenant, on est en droit de se poser la brûlante question qui s’impose ; «Qu’en sera-t-il de l’avenir ? ».

La réponse est quasiment certaine : la cohabitation du Maroc avec le polisario et les quelques pays qui lui sont hostiles au sein de l’UA augure de durs débats à venir autour de la question du Sahara Marocain.

Le Roi en est conscient puisqu’il a déclaré : « Nous savons que nous ne faisons pas unanimité ici, et certains avancent que le Maroc cherche à obtenir un leadership en Afrique, mais nous répondons que c’est à l’Afrique que le Maroc cherche à procurer ce leadership ». La phrase est fortement applaudie.

Pour finir, le Roi déclare que « Le tiers-mondisme est une notion dépassée et que l’Afrique est aujourd’hui dirigée par des leaders décomplexés ».

Après son discours, SM le roi est chaleureusement salué par le président Alpha Condé, et surprise, le Souverain est même félicité par Mme Dlamini Zuma, présidente sortante de la Commission. Salué également par le nouveau président de la Commission qui lui souhaite la bienvenue au sein de l’UA, Mohammed VI regagne sa place, chaleureusement applaudi par toute l’assistance, avant de quitter la salle quelques instants plus tard.

Les pays pro-polisario ont du mal à avaler la pilule marocaine à l'UA.

Au lendemain de l’annonce de l’adhésion du Maroc à l’Union africaine, les réactions des quatre Etats africains qui ont tenté d’entraver ce retour, Algérie, Afrique du Sud, Namibie et Zimbabwe ont qualifié de «regrettable» le retour du Maroc à l’UA. L’Algérie, apparemment dépassée, va jusqu’à estimer qu’il s’agit d'une «grande victoire pour le polisario ( ?!?).

«Cette décision représente un revers important pour la cause du peuple sahraoui et sa quête de l'autodétermination et de l'indépendance au Sahara occidental», affirme-t-on en Afrique du Sud qui, tout en respectant la décision de l'UA, espère que dans les prochains mois, l'organisation panafricaine ne permettra pas que la question de l'indépendance du Sahara occidental soit balayée sous le tapis de l'opportunité politique».

De son côté, le site officiel du Front Polisario a fait état, mardi, de plusieurs rencontres menées par Brahim Ghali à Addis-Abeba en marge du 28e Sommet de l’Union africaine. Le chef du Polisario aurait rencontré le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le président tanzanien John Magufuli et le président zambien Edgar Lungu, sachant que ces pays qui ont pourtant voté pour le retour du Maroc à l’UA.

Brahim Ghali a également rencontré quelques chefs d’Etat qu’il considère comme amis, notamment le président namibien Hage Geingob, le président sud-africain Jacob Zuma, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe ainsi que le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal.

L'Algérie a, pour sa part, adopté une stratégie différente des pays d'Afrique australe. Plutôt que de ruminer la défaite, les responsables algériens évoquent une grande victoire, puisque Abdelmalek Sellal a déclaré que l’adhésion du Maroc à l’Union africaine est une «grande victoire pour l’affaire du Sahara occidental». «Il y a des conditions pour les pays souhaitant adhérer. La Charte de l’UA est assez claire. Le Maroc doit adhérer à cet acte. Son adhésion s’est faite selon les conditions et les termes de l’Union africaine», a-t-il souligné.

Mohamed Salem Ould Salek, «ministre des Affaires étrangères de la rasd», affirme, quant à lui, que «l’adhésion du Maroc à l’UA est une victoire pour la rasd et le front, qui demeurent disposés à négocier avec le Maroc pour mettre fin à la colonisation des terres sahraouies».

Répétons-le, le paradoxe réside dans le fait que l’Algérie et le Polisario qui ont tout fait ces derniers jours pour empêcher le Maroc de remporter «une aussi belle victoire», mettent aujourd’hui ce succès à leur compte, allant jusqu’à affirmer haut et fort que qu’il s’agit d'une «grande victoire pour le polisario ( ?!?).

L’expulsion du polisario de l’UA : une simple question de temps !

Le large consensus qui s’est rapidement formé, le 30 janvier dernier, à Addis Abeba, autour du droit absolu du Maroc de reprendre immédiatement sa place au sein de l’organisation panafricaine, marque un tournant historique qui peut être assimilé à une nouveau départ, voire à une renaissance pour toute l’Afrique.

Ce retour marque une victoire éclatante sur les manœuvres que les adversaires du royaume, notamment l’Algérie et l’Afrique du sud, ont tenté de déployer pour retarder ce retour qu’ils savaient inéluctable.

Cette victoire tient aussi au nombre important d’Etats membres de l’UA qui ont fermement et ouvertement soutenu la demande d’adhésion du Maroc. Ce fort soutien est désormais une garantie contre toute tentative d’atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume.

Maintenant que c’est chose faite, une nouvelle réforme de l’Acte constitutif de l’UA s’impose, afin de purger ce texte d’un certain charabia juridique appartenant à l’ère révolue de la guerre froide. Un ordre juridique éculé qui avait permis, il y a plus de trois décennies, de faire entrer, par effraction, un intrus au sein de l’organisation panafricaine, au détriment de l’une des plus vieilles nations d’Afrique.

Sur ce point, il faut compter sur l’excellent travail qu’est en train d’abattre la commission ad hoc dirigée par le président rwandais, Paul Kagamé, une commission chargée de proposer des pistes de réformes pour dynamiser l’institution africaine.

Mais, réforme ou pas, le compte à rebours pour l’expulsion du Polisario par l’UA a commencé dès l’acceptation, avec une très forte majorité, de la demande d’adhésion-retour du Maroc. Cette expulsion est désormais «une simple question de temps»..

Synthèse de Mohamed ABOUABDILLAH





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