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Les voitures en provenance de Tanger Med sont refoulées en Egypte

Les voitures en provenance de Tanger Med sont refoulées en Egypte

Le 16-01-2017 à 11:45:06

Depuis deux ans, les exportations de l’usine Renault de Tanger-Med sont refusées à l’entrée du territoire égyptien, à cause du «non-respect de la règle du cumul de l’origine euro-méditerranéenne» inclus dans le cadre de l’Accord d’Agadir qui prévoit l’application de règles d’origine strictes pour la région, incluses dans le cadre du protocole pan-euro-med, ratifié par les pays membres de cet accord (Maroc, Égypte, Tunisie, Jordanie) et l’Union européenne (UE)..

L'accord d'Agadir est un prélude à la future zone euro-méditerranéenne de libre-échange. Il crée une zone de libre échange arabe, qui regroupe actuellement l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie. Il vise le libre-échange, c'est-à-dire qu'il supprime la quasi-totalité des droits de douanes entre les pays concernés. Il inclut également la suppression de barrières non-tarifaires et également le système des règles d'origine issu du Partenariat Euromed.

Les règles d’origine euro-méditerranéennes continuent ainsi de poser problème pour les exportations marocaines.

Parmi celles-ci, la règle du cumul diagonal de l’origine qui considère comme produits originaires du Maroc -et donc acceptés à l’entrée en franchise de droits de douane dans les pays de la zone- ceux ayant subi un ensemble d’ouvraisons intermédiaires dans des pays différents de la zone euro-méditerranéenne, moyennant l’usage des matières originaires de la région (UE et pays de l’Accord d’Agadir).

«Les Égyptiens acceptent volontiers les exportations Renault en provenance d’autres lieux de production, comme Casablanca, mais refusent catégoriquement les importations en provenance de Tanger-Med, arguant qu’il s’agit d’une Zone franche d’exportation et que celle-ci n’est pas concernée par les règles d’origine euro-méditerranéennes», explique Hassan Sentissi, président de l’ASMEX.

L’affaire a été prise en main par le ministère du Commerce extérieur et des discussions sont en cours entre les responsables des deux parties. Pour sa part, Renault a monté un dossier solide afin de faire valoir son droit et la partie marocaine a proposé à des équipes de techniciens égyptiens de venir constater la réalité sur place.

L’Unité technique de l’Accord d’Agadir devrait également intervenir dans le cadre du traitement de cette question durant les prochains mois. Un Conseil d’affaires vient d’être créé afin de rapprocher les points de vue entre les différents secteurs privés des pays membres de l’accord. Une réunion devrait bientôt se tenir en Jordanie et la question de Renault devrait certainement être traitée.

Ph : DR





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