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Processus du retour du Maroc à l’Union Africaine

Processus du retour du Maroc à l’Union Africaine

Le 16-01-2017 à 11:43:26

SM le Roi Mohammed VI a présidé un conseil des ministres dont les travaux ont été consacrés à l’adoption de la loi relative à l’acte constitutif de l’Union Africaine signé les 11 juillets 2000 à Lomé et du protocole additionnel, ainsi que du projet de loi portant approbation de la loi précitée.

L’adoption de cette loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision royale annoncée par le Souverain dans un discours adressé au 27ème sommet de l’UA tenu à Kigali et relatif à la volonté du Royaume du Maroc de retrouver sa place naturelle et légitime au sein de sa famille institutionnelle continentale, soutenu par la majorité écrasante des pays africains qui ont exprimé leur accord et salué le retour du Royaume en tant que membre agissant et responsable au sein de l’organisation continentale.

Parallèlement, le conseil de gouvernement a examiné et pris connaissance du “projet de loi n°01-17 relatif à l’Acte constitutif de l’Union Africaine et de ses protocoles additionnels“.

L’effet de cette ratification est d’ordre politique interne. Comment adopter ce projet de loi sans parlement dont le redémarrage n’est pas chose aisée nécessitant que la majorité soit constituée au préalable, car il faut élire le président, le bureau et les commissions. Ensuite adopter le projet de loi.

Il reste 20 jours pour le faire.
Le dossier du Sahara est vital pour le Maroc. Le retour dans le cénacle africain viendra renforcer la position du Maroc.

Les adversaires du Maroc sont au nombre de cinq, l'Afrique du Sud, la Namibie, le Mozambique, l'Angola et l'Algérie. Ils essaient par tous les moyens de bloquer l'adhésion du Maroc.
Mais le Maroc qui n’a besoin que de 28 voix, en dispose déjà d’une quarantaine favorable à son adhésion.
Chaque année, à la mi-janvier, s’ouvre la grande rencontre annuelle de l’Union Africaine. Le sommet proprement dit est prévu pour les 29 et 30 janvier 2017.

En principe, c'est le sommet qui prononce l'adhésion après que le nombre de voix requis ait été constaté par la commission. Ensuite, il faudra attendre de déposer les instruments de ratification. Ce qui signifie qu'au mieux, le Maroc ne siègerait qu'au sommet de juillet 2017.
Il serait difficile que le Maroc puisse disposer, d’ici là, de la ratification nécessaire,, le délai étant extrêmement serré.

Mais, le doyen des élus de la chambre des Représentants, Abdelouahed Radi (USFP), va convoquer prochainement la chambre en assemblée conformément à l'article 12 du règlement intérieur qui prévoit que cette convocation doit être rendue publique sur le site de la Chambre des Représentants et que le doyen de l'assemblée constitue son bureau formé, outre lui, des deux députées les plus jeunes et des deux députés les plus jeunes.

La première séance après cette convocation, portera sur l'élection du président.
Ensuite, les structures devront être élues: bureau et commissions.

Le parlement dans ses deux chambres doit statuer de toute urgence sur la loi n°01-17 portant approbation de l'Acte constitutif de l'Union Africaine. C'est une course contre la montre, cette ratification devant être achevée dans les dix jours, en prévision du sommet d'Addis Abeba qui s'ouvre le 22 janvier.
Jusqu'à présent et malgré la séparation des pouvoirs et les dispositions de la Constitution, la Chambre des Représentants issue du scrutin du 7 octobre, n'a pas démarré.

Accessoirement, l'imminence de la réunion va poser la question de la formation du gouvernement. Faute de quoi, le président ne sera pas issu du bloc présidé par le PJD, parti arrivé en tête des élections...




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