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Bras de fer entre Le PAM et le PJD

Bras de fer entre Le PAM et le PJD

Le 19-12-2016 à 12:32:45

Un duel est en perspective entre le parti justice et développement (PJD) de Abdelilah Benkirane et le parti de le l’authenticité et de la modernité (PAM) d’Ilyas el Omari, autour de la présidence de l’Association marocaine des présidents des communes (AMPCC), que dirige l’ancien maire de Tanger, Fouad El Omari, depuis sa création en 2013 .

Fouad El Omari qui devrait, en principe, céder le fauteuil lors du prochain congrès, prévu fin décembre courant, ne serait apparemment pas disposé à faire le pas, quoiqu’il ne soit plus maire.

En fait, depuis qu’il a perdu la mairie de Tanger au profit de Mohamed Bachir Abdellaoui du PJD à l’issue du scrutin du 4 septembre 2015, le frère du secrétaire général du PAM ne serait plus habilité à assumer ses fonctions de président de l’AMPCC et, depuis, des voix se sont levées, notamment au sein du parti de la Lampe, pour réclamer son départ.

Toujours est-il que, jusqu’à nouvel avis, et en tout cas jusqu’à la tenue du conseil de l’association, le parti du tracteur tient à garder le Trophée et compterait même présenter d’autres candidats à la succession de Fouad El Omari. Pour ce faire, le PAM aurait entrepris des négociations avec le RNI, l’UC et le MP. A priori, les trois formations seraient d’accord pour appuyer une candidature du PAMiste et barrer, ainsi, la route aux « frères » de Abdelilah Benkirane.

Pour leur part, les islamistes ambitionnent d’arracher la présidence de ladite association. Les maires PJDistes de Rabat, Casablanca, Fès, Tanger ou Meknès seraient en mesure de prendre les rênes de l’AMPCC. Néanmoins, il leur manque des appuis. De toute évidence, ils ont la garantie du soutien de la direction de l’Istiqlal. Mais qu’en serait-il des élus de la Balance ? Souvent, les conseillers communaux ont leurs propres visions et calculs qui ne sont toujours pas conformes avec les orientations des bureaux politiques à Rabat ou Casablanca.

Le rapport de forces donne un net avantage à la coalition formée par le PAM, le RNI, l’UC et le MP. Elle compte dans son escarcelle, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur publiés à l’issue du scrutin du 4 septembre, plus de 55% des présidences de conseils communaux. En revanche, une possible alliance entre le PJD, l’Istiqlal et le PPP n’en a que 34%..





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